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Le steak 2.0

Steak 2.0 Image Blog

C’est une nouvelle mondiale qui a fait les gros titres il y a un an. Aux Pays Bas, 2 scientifiques dont les travaux de recherches sont financés par le fondateur de Google, concevaient le premier steak in vitro de l’histoire. Un morceau de viande 100 % animal, sauf qu’il ne provenait pas d’un animal … !

 

Au départ, quelques cellules souches ont été prélevées par biopsie sur une vache avant d’être placées dans un « milieu de culture » et stimulées électriquement pour favoriser leurs multiplications.

Au final, ils ont obtenu une masse de tissus musculaire de 142 grammes à laquelle a été ajoutée de la graisse bovine… pour le goût !

Cuisiné par un Chef, ce « Frankenburger » a été dégusté face caméra par 2 spécialistes culinaires.

 

Verdict ? Un goût et une texture semblable à ceux de la viande malgré un manque très net de jus…

Outre le coût exorbitant de cette première opération (250 000 dollars), il faut comprendre la motivation de Mark Post, le « père » de ce steak. Son objectif est clair, réduire l’élevage intensif d’animaux et libérer les milliers d’hectares alloués aux pâturages et aux cultures fourragères pour cultiver des aliments directement destinés aux humains : légumes, céréales…

La population mondiale devrait en effet atteindre les 9 milliards d’individus d’ici 2050 et il y a fort à parier qu’avec l’amélioration du niveau de vie, la demande en viande pourrait doubler.

Les terres cultivables dont 70 % sont déjà consacrées à l’élevage et à la culture fourragère viendraient à manquer.

 

Mais Serguei Brin, fondateur de Google n’est pas le seul à réfléchir à des solutions. Bill Gates, autre géant de l’informatique, milliardaire et philanthrope s’intéresse de près à notre assiette de demain. Présentant à son tour différentes start-up aux projets aussi originaux que dérangeant, monsieur Gates dresse un état des lieux des différentes voies de recherches. Parmi elles, Beyond Meat, qui a trouvé le moyen, en jouant sur la température et la pressurisation  de certaines plantes de reproduire à la perfection le goût, l’odeur, la texture la résistance et les qualités nutritionnelles de la viande…

 

La viande n’est pas la seule en ligne de mire, dans cette mouvance, il y a Hampton Creek Food. Fondée il y a 3 ans, cette entreprise vient de lancer sur le marché une mayonnaise et des cookies sans œuf.

Plus fort encore cette même entreprise s’apprête à lancer Just Scramble, une préparation pour œufs brouillés sans œufs, toujours d’origine 100 % végétale et toujours dénuée de cholestérol. Là aussi on remarque la volonté  d’utiliser des céréales plutôt que d’en faire de la nourriture pour animaux. Alors tous végétariens demain ? L’avenir nous le dira…