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L’art du compostage

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Le compost signifie « engrais composé ». C’est un fertilisant à base de déchets d’origine végétale ou animale. Une fois décomposée par des micro-organismes (bactéries, champignons,…), mélangée et mise en tas, cette matière organique produit un engrais de qualité totalement naturel qui nourrit vos plantes, les rend plus saines et plus résistantes aux maladies.

Nombreux sont les jardiniers qui confectionnent leur compost maison. Le compostage est une solution particulièrement économique et écologique pour obtenir un amendement naturel à moindre frais et réduire ainsi le volume des déchets ménagers mis à la poubelle.

Le compost grossier s’utilise comme paillis. Lorsqu’il est mûr et tamisé, il permet d’améliorer la fertilité du sol au jardin familial. Pour parvenir à un compost mur, de qualité et homogène, 4 à 6 mois de patience sont nécessaires. Le compostage permet de transformer les matières organiques de nos déchets ménagers grâce à l’action des micro-organismes et des lombrics.

Pour que le compost soit réussi, les déchets doivent être alternés en couches successives, humides et sèches. Et pour qu’il soit de bonne qualité, il doit impérativement mélanger plusieurs types de déchets carbonés et azotés, et bénéficier d’une humidité constante. Sans excès.

Son aspect homogène, sa couleur sombre, son odeur semblable à celle d’un sous-bois et une texture qui s’émiette facilement nous indique sa maturité.

Pour bénéficier plus rapidement d’un excellent compost, il existe dans le commerce spécialisé comme les jardinières des « activateurs de compost ».

Certains sont 100 % d’origine organique, leur utilisation est donc recommandée. L’urée, le vinaigre, les litières de clapier ou de « basse-cour », les extraits fermentés d’ortie, de rumex, de feuilles de rhubarbe ou de raifort peuvent être aussi d’excellents activateurs de compost.

La diversité des déchets utilisés fait du compost le meilleur engrais organique.

Ne pas composter : les plantes susceptibles de porter des maladies (rosiers et arbres fruitiers) ; les mauvaises herbes en graine ; les fruits malades ; le papier journal qui peut être toxique. De façon générale, éviter les matériaux qui se décomposent difficilement.

tableau l'art du compost

Les océans : abris des poubelles !

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Les océans abritent de gigantesques poubelles. Depuis les travaux de Charles Moore en 1997, on connaissait l’existence dans l’océan Pacifique d’une vaste région dans laquelle vient s’entasser le plastique. Les étudiants et chercheurs de la Sea Education Association viennent de mettre en évidence à leur tour l’existence d’un «patch » similaire dans l’Atlantique nord. Pendant 20 ans, ils ont réalisé des dizaines de milliers de relevés à l’aide de filets à plancton, en surface et jusqu’à 10 mètres de profondeurs. Plus de 6100 lieux de prélèvements ont permis de déterminer la répartition des déchets en plastique dans une grande partie de l’Atlantique nord. La carte établie montre une zone dans laquelle ces déchets, qui ne mesurent généralement pas plus de quelques millimètres, sont plus concentrés (plus de 10.000 déchets au kilomètre carré).

Curieusement, ce n’est pas à proximité des côtes que l’on retrouve les plus grandes quantités de plastique, mais en pleine mer, dans ce que l’on appelle une gyre océanique. Dans cette zone formée par un gigantesque enroulement de courants marins, les vents et les courants sont faibles. Les déchets qui arrivent ici ne repartent pas. Ils s’accumulent au fil du temps pour former des «plaques» dans lesquelles on peut retrouver par endroits plusieurs centaines de milliers de déchets au kilomètre carré. Cette étude semble confirmer que toutes les grandes gyres océaniques (il y en a cinq dans le monde) recèlent des «décharges» de plastique la «plaque» du Pacifique était déjà située dans une région de ce type. Les simulations numériques indiquent que les déchets pourraient ainsi rester pris au piège entre 10 et 100 ans.

Mais ces vingt années de relevés aboutissent à un autre résultat, plus surprenant : la quantité de plastique dans l’Atlantique ne semble pas avoir particulièrement augmenté. Pourtant, les quantités produites ont plus que quintuplé aux Etats-Unis depuis 1976. Où passe donc tout le plastique ? Trois hypothèses, probablement complémentaires, sont formulées.

Il est tout d’abord possible que les différentes politiques de gestion des déchets et de sensibilisation des populations côtières aient porté leurs fruits : le plastique reste confiné sur la terre ferme. C’est l’hypothèse la plus optimiste. Les chercheurs pensent également qu’une partie des déchets sont probablement devenus trop petits pour les filets de relevés (mailles de quelques centaines de microns). Auquel cas les estimations actuelles seraient bien inférieures à la réalité et le danger pour la faune marine plus important que prévu. Enfin, il est possible qu’une partie des déchets plastiques ait «coulé» en-dessous de 10 mètres de profondeur, après avoir été ingéré par des êtres vivants par exemple.

Quelle solution peut-on apporter ? Comme le souligne Yann Geffriaud, un ingénieur naval qui a monté en 2009 un observatoire collaboratif de surveillance des déchets en mer dans l’Atlantique, «personne ne pourra jamais nettoyer la mer. Le plus simple est d’éveiller l’attention du public.» En attendant que ces déchets, qui peuvent mettre plusieurs siècles à se dégrader, ne disparaissent d’eux-mêmes.