L’éleveur français, un métier de passion et de professionnalisme de plus en plus exigeant !

En France, le cheptel d’herbivores représente 30 % du territoire national. La filière élevage gère un espace encore considérable sur le territoire national occupé en partie par l’élevage bovin (198 000), parmi 250 000 élevages en France en 2013.

L’éleveur nourrit son bétail et contrôle sa bonne santé, ce qui constitue son cœur du métier. Il doit aussi veiller à son bon développement, entretenir les locaux et les pâturages. Son but final de vendre les productions, que ce soit la viande, le lait, les œufs, le fromage, etc. dans un souci de rentabilité de l’exploitation. Le fromage est d’ailleurs un produit particulièrement rentable à priori, puisqu’en 2013 il représentait 2814 millions d’euros d’exportations en France.

(Source : Douanes).

Il existe deux types d’élevage : l’industriel et le biologique. Dans le premier cas, les animaux sont élevés dans des bâtiments ou des hangars (en batterie ou en « hors sol »). Certains animaux bénéficient d’une semi-liberté, à l’intérieur ou en plein air. Le label biologique s’obtient à travers le principe de label hiérarchique, « élevé en plein air », « alimentation fermière », ou bio. Le mode de production biologique d’animaux d’élevage est régit par un cahier des charges qui complète les dispositions des règlements (CE) n° 834/2007 du Conseil et (CE) n° 889/2008 de la Commission

(Source : Direction Générale des Politiques Agricoles, Agroalimentaires et des Territoires).

Éleveur français un métier de passion

Quelles compétences pour gérer une exploitation agricole ?
 C’est avant tout un métier de passion. Tout le monde peut l’exercer en admettant deux postulats de base. Il faut avoir un grand amour pour les animaux et le respect de Dame nature. Ensuite, les compétences s’apprennent à l’école pour ceux qui ne les auraient pas déjà apprises sur une exploitation en amont, en validant au minimum un CAP agricole dans une école d’agriculture. Concrètement, il faut maîtriser les techniques d’élevage, mettre en place les connaissances en agronomie et en agriculture. En parallèle, un éleveur est aussi un excellent gestionnaire puisqu’il doit gérer son cheptel et sa nourriture. Pour cela, il doit prévoir les commandes et analyser les statistiques pour chaque animal. Il faut donc avoir les connaissances suffisantes en informatique puisque ce sont des logiciels spécialisés. Le métier requiert une bonne gestion administrative et comptable. L’éleveur doit également connaître les dernières réglementations (social, juridique, fiscal) d’une exploitation agricole.

Le plus important dans ce métier, c’est bien sûr de faire corps avec ses « bêtes » comme disent souvent les agriculteurs. Il faut être à l’écoute de son cheptel et observer le moindre détail. Un manque d’appétit, un changement de couleur des yeux… le moindre détail peut être synonyme d’une maladie capable de décimer un groupe et l’exploitation avec. Tous les comportements doivent être compris pour intervenir rapidement en cas d’urgence. Des connaissances en biologie et en anatomie animale sont donc requises.

L’élevage participe également à l’entretien du paysage lui-même en lien avec le terroir. Au-delà des enjeux économiques, c’est parfois la seule activité permettant d’entretenir certains territoires tels que les zones de montagnes.

1 réponse
  1. janine
    janine dit :

    Il faut indiquer que les professionnels de l’élevage sont exposés à risques supérieurs à la moyenne, induisant de nombreux accidents du travail. Il est donc indispensable de prévenir ces situations dangereuses en mettent en œuvre des mesures de formation et de prévention collective et individuelle : La prévention des risques des métiers de l’élevage : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=280

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *