Les marchés bios de Paris

Une chose est sûre : les marchés bios ne sont pas nombreux à Paris ! Généralement assez onéreux, ils offrent tout de même une kyrielle de produits de qualité : des tomates qui ont du goût, des concombres gonflés de soleil, des pommes sucrées… De quoi remplir son cabas sainement et sans nuire à la planète.
Campagnes TV vous fait les présentations avec les trois marchés bios de la capitale !

Tous les dimanches, rendez-vous au marché de Raspail !
Le marché biologique de Raspail est le plus beau et le plus grand des marchés bio de Paris. Sa clameur joyeuse résonne tous les dimanches matins sur le boulevard Raspail, entre la rue du Cherche-Midi et la rue de Rennes. Son charme rive gauche “so chic” attire nombre d’adeptes célèbres et anonymes, parisiens ou étrangers.

Le marché bio de Raspail a plusieurs vendeurs en commun avec celui des Batignolles : le superbe traiteur italien par exemple, importateur de mozzarella di buffala fondante et autres délices de la botte, les cosmétiques naturels de Senteurs de Fée, les bijoux artisanaux de Ma Maison dans l’arbre et les restaurateurs hippies de Sol Semilla qui confectionnent une étrange boisson baptisée Purple Power, fabriquée à base de maïs mauve des Andes.

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Boulevard Raspail, 6e arrondissement.

Une petite envie de calme le samedi matin ? Allez au marché Brancusi !
Sur la Place Constantin Brancusi, le marché biologique de Brancusi est un joli marché de quartier, proche de la place de Catalogne. Pimpant malgré sa taille modeste, il exhibe ses couleurs chaque samedi matin, donnant exclusivement dans le bio et bon. Son point fort est qu’il est agréable et relativement calme, car beaucoup moins bondé que ses cousins de Raspail et des Batignolles.
Le nombre restreint de commerçants et de producteurs rend le contact avec les clients plus privilégié. D’ailleurs, les marchands présents suffisent à répondre à la demande : primeurs et maraîchers, boucher, poissonnier, fromagers, caviste… Libre à vous d’imaginer ensuite les recettes de saison pour concocter des plats goûteux et sains à la fois. Légumes anciens (panais, topinambours, pommes de terre vitelottes…), herbes aromatiques fraîchement cueillies, pains au levain et aux céréales, huîtres et poissons issus d’élevages naturels… Tous les ingrédients sont ici réunis pour une gastronomie bio pleine de saveurs. Un marché pour les gourmets et les palais éthiquement engagés.

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Place Constantin Brancusi, 14e arrondissement.

Pour un dépaysement garantis le samedi matin, rendez-vous sur le marché des Batignolles !
Chaque samedi matin, le terre-plein du boulevard des Batignolles revêt des airs de naturel. Il y a quelque chose de revigorant à se promener au milieu des étals, pleins de senteurs et de couleurs, du marché biologique des Batignolles. Plus d’une cinquantaine de commerçants et producteurs tiennent la place pour vanter leurs marchandises aussi belles que saines.
Si les fruits et légumes bio sont à la fête, bien achalandés chez les primeurs et maraîchers, fromages, confitures, terrines et vins naturels jouent également de leurs charmes. Difficile de ne pas céder à la gourmandise en sachant que tous les produits sont bons. Le marché bio des Batignolles est surtout un lieu de vie et un bastion rare où les consommateurs rencontrent en direct les petits producteurs. Pour compléter le dépaysement en terres organiques, chemises en coton naturel, lainages, panamas d’Ecuador, aliments péruviens ou encore bijoux artisanaux s’exposent aussi joliment.

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Boulevard des Batignolles, 17e arrondissement.

 

Les céréales et camemberts «Gueules Cassées» débarquent…

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Par Isabelle de Foucaud pour le Figaro.fr

 

La marque «antigaspi» de produits à l’aspect défectueux lance deux nouveaux produits à prix cassés d’ici à la fin avril. Elle espère être référencée dans 1000 magasins d’ici au mois de juin.

 

La chasse au gaspillage alimentaire est un thème porteur. Tandis que le débat public se penche sur la possibilité d’obliger par la loi les distributeurs à donner à des associations leurs invendus alimentaires, une marque «antigaspi» de produits à l’aspect défectueux a réussi à s’imposer dans les rayons des supermarchés. Le collectif des «Gueules Cassées», qui s’est fait connaître l’an dernier grâce à son concept de commercialisation de fruits et légumes biscornus à des prix à moins 30 %, appose sa marque sur deux nouveaux produits. Les premiers distributeurs à les proposer seront Casino et Carrefour.

 

Dans le détail, 15 hypermarchés Géant, dont celui d’Amiens, Angers Espace Anjou, Annecy Seynod, Arles, Chartres Luce, Clermont-Ferrand, Marseille La Valentine, ou Toulouse Fenouillet, et 50 supermarchés Casino (à Aix, Annecy, Antibes, Marseille, Paris, Suresnes, Bordeaux, Nice, Toulouse, etc …) proposeront ces céréales au prix de 0,99 euro le paquet de 400 grammes. «Ce seront les céréales les moins chères du marché, quand on pense que le paquet de Kellog’s est vendu 2,50 euros», souligne Nicolas Chabanne.

 

Les camemberts «Gueules Cassées» arrivent, quant à eux, en rayon «à la fin du mois d’avril». Le cap des 1000 magasins devrait être franchi en juin, selon lui. «De nombreux magasins indépendants sont actuellement en discussion avec les ‘Gueules Cassées’ pour accueillir nos produits.» Leclerc, Monoprix et Franprix font partie des enseignes «qui suivront».

 

«En France, des milliers de tonnes de produits ne sont pas consommés à cause de leur aspect jugé invendable sur les marchés», souligne Nicolas Chabanne. Le collectif estime qu’en vendant les céréales «Gueules Cassées», ce sont plus de 200 tonnes de ces produits par an qui seront «sauvés des poubelles». Idem pour le camembert, dont 450.000 unités devraient trouver preneurs au lieu d’être jetés chaque année.

 

«D’autres produits issus d’autres secteurs agroalimentaires sont actuellement en préparation et rejoindront également cette gamme qui va très rapidement s’étoffer», avance le responsable, d’ores et déjà certain du succès de la gamme «Gueules Cassées». «Nous sommes en rupture de stock sur le camembert et nous ne prenons plus que des commandes pour les céréales qu’à partir de mai». Selon Nicolas Chabanne, «chaque jour de nouveaux fabricants et industriels nous appellent pour nous proposer leurs ‘Gueules Cassées’. Je crois sincèrement qu’un nouveau segment antigaspi est en marche!»

De l’essence à base de sucre !

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Global Bioenergies a été créé en 2008 avec pour objectif d’utiliser les ressources renouvelables dans les processus de fabrication de carburant. En s’associant au géant Cristal Union, l’entreprise devrait pouvoir produire de l’essence à base de sucre.

Depuis 7 ans, Global Bioenergies s’efforce de trouver des alternatives naturelles aux carburants actuels, et plus particulièrement à l’isobutène, cette molécule dérivée du pétrole.

Récemment, le géant du sucre Cristal Union a annoncé la création d’une Joint-Venture, IBN-One, avec Global Bioenergies. L’idée : produire de l’essence… à base de sucre. Betterave, canne à sucre, blé, maïs… toutes ces ressources peuvent servir à fabriquer du véritable isobutène, indispensable au raffinage.

De cette collaboration est née une essence très pure, qui a été livrée jeudi dernier à Audi. Cristal Union a, de son côté, annoncé la création d’une usine qui devrait produire 50 000 tonnes d’isobutène vert par an.

Comme le rappelle Global Bioenergies, l’industrie pétrochimique représente un marché existant de 25 milliards de dollars, et pourrait plus tard adresser un marché supplémentaire de 400 milliards de dollars… Un bon filon à exploiter pour Cristal Union, lorsqu’on sait que les quotas sucriers européens devraient disparaître d’ici deux ans : en augmentant les surfaces de betterave sucrière, le prix du sucre risque de chuter. Le marché du sucre alimentaire étant saturé en Europe, le transformer en carburant pourrait être un moyen intéressant de générer plus de revenus…

©Mélanie Roosen

Terra Botanica, les jardins extraordinaires

Terra Botanica est le premier parc de rencontres interactives avec l’univers du végétal, le parc de loisirs Terra Botanica a ouvert ses portes en 2010 au cœur de l’Anjou, à Angers (49).

11 hectares de jardins, de bassins aquatiques et de serres, jalonnés d’attractions sur l’eau, dans les arbres… et d’animations offriront une découverte multidimensionnelle de la flore des 6 continents. Une expérience unique au monde.

Parc botanique, animation, attraction de quoi vous faire tourner la tête.

 

Terra Botanica ouvre sa 6ème saison avec des objectifs, une dynamique et une identité renouvelés.

Elle a pour vocation de devenir un pôle touristique et économique structurant, dans une région où des millions de touristes français et étrangers « frôlent » Angers chaque année, mais ne s’y arrêtent pas. Faire d’Anger une escale incontournable du tourisme nécessite des hauts lieux touristiques, des lieux insolites et séduisants.

 

Pour se faire, Terra Botanica invite ses visiteurs à partager une nouvelle aventure sensationnelle en famille à bord du ballon captif, « Terra Vu du Ciel » !

La nouvelle attraction du parc végétal permet aux petits et grands de découvrir à 150 mètres de hauteur l’architecture paysagère du parc et offre une vue imprenable sur la ville d’Angers. Au cours de leur voyage, les visiteurs en apprendront davantage sur le lien qui unit l’Anjou et ses ballons ainsi que l’importance des vents pour la nature.

Cette expérience sensorielle hors du commun permet de percevoir de façon ludique l’environnement d’aujourd’hui et de demain.

Émotions, sensations et découvertes garanties !

Affiche Ballon Terra Vu du Ciel

 

Pour plus d’informations n’hésitez pas à vous rendre sur : terrabotanica.fr

Jardiner en fonction de la Lune

Pourquoi et comment jardiner avec la Lune ?

Il a été prouvé que la Lune influence de multiples phénomènes tels que les marées ou la pousse des cheveux. Il en est de même pour les végétaux qui voient leur vigueur dépendre des phases de la Lune. En respectant le calendrier lunaire, il est tout à fait possible de jardiner en fonction des cycles du satellite terrestre et d’en profiter au mieux !

Lune croissante/décroissante

Il s’agit de la révolution lunaire synodique, qui dure environ 29 jours. C’est la face lumineuse que montre la Lune à la Terre, elle dépend de la place du satellite par rapport au Soleil.
Quand la Lune est croissante, sa surface lumineuse augmente chaque nuit jusqu’à atteindre la pleine lune. Durant cette période, qui s’étale sur une quinzaine de jours, la vitalité des plantes est croissante, comme la lune. Les végétaux sont plus résistants aux maladies et c’est le moment idéal pour effectuer tous les travaux qui vont demander de l’énergie à la plante comme la taille et la cueillette des fleurs et des fruits. La lune a d’ailleurs aussi un effet sur ces derniers, les fleurs tiendront plus longtemps en vase et les fruits mûriront plus longuement à la cave.
Quand la lune est décroissante, sa surface lumineuse diminue chaque nuit jusqu’à atteindre la nouvelle lune. Durant cette période, qui dure également une quinzaine de jours, les végétaux sont moins résistants mais leur goût, leur odeur et leur saveur se décuplent. C’est le meilleur moment pour les consommer tels quels ou transformés, tout de suite car leur durée de conservation est faible.

Lune montante/descendante

A ne pas confondre avec les lunes croissante et décroissante. Il s’agit de la révolution lunaire périodique qui dure environ 27 jours, c’est en fait le déplacement dans le ciel de la Lune vu de la Terre.
La Lune montante est la période durant laquelle le satellite monte chaque jour un peu plus de l’horizon vers le ciel. La sève des plantes monte vers les branches. Occupez-vous donc de tout ce qui se passe au-dessus du sol : greffe, semis,…
La lune descendante est la période durant laquelle le satellite baisse chaque jour davantage vers l’horizon. La sève migre vers les racines. Occupez-vous donc de tout ce qui se passe sous la terre : enracinement des boutures, plantations,… Il est également plus approprié d’effectuer vos travaux de taille durant cette période.

Les jours de repos du jardinier

Deux fois par mois il est conseillé au jardinier de n’effectuer aucun travail dans son jardin. Il s’agit des jours (4 au total) où la Lune et la Terre sont les plus proches (périgée), les jours où elles sont les plus éloignées (apogée) et les jours où l’orbite elliptique que décrit la Terre autour du Soleil coupe celle de la Lune (nœud lunaire).

article comment jardiner avec la lune

Milk Lab donne carte blanche à 20 designers

Du lait connecté ou imprimé en 3D… Pour faire du packaging ou de la vaisselle, de nouveaux objets pour le consommer, des concepts utopiques ou pour un futur proche… L’exposition Milk Lab a donné carte blanche à 20 designers. De quoi projeter une perception du lait résolument contemporaine et prospective.

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Nourrissant, essentiel, doux, blanc, transformable, sain, pur, naturel, local, universel, quotidien… le lait est vertueux, évocateur et riche en promesses. Au point d’être une source d’inspiration récurrente aussi bien pour les artisans que les industriels ou même les artistes. Son avenir semble tout tracé tant il est incontournable et basique. Pourtant peut-il encore être source d’innovation et sous quelles formes ? Une interrogation à laquelle les 20 designers -professionnels et étudiants en école d’art- invités à participer à Milk Lab, apportent de très réjouissantes réponses, résolument tournées vers la prospective (*). Organisée par Claire Fayolle cette exposition qui ouvre ses portes à La Milk Factory pose une seule question : les produits laitiers demain, quelles propositions ?

20 designers : 10 confirmés et 10 en devenir livrent leur vision.

Il n’en fallait pas plus pour inciter les artistes confirmés ou en devenir à sortir de leurs cartons des projets spéciaux, expérimentaux, inédits. Certains traitent de nouvelles formes de consommation de produits laitiers (contenants, gestes, associations de goût, lieux, recettes…). D’autres abordent le lait comme un matériau réhabilitant la galalithe (sculptures en 3D), s’intéressant à la fibre de lait, imaginant un nouveau polymère 100% hydrosoluble (vaisselle) et même un nouveau type d’encre naturelle (imprimante papier). Pas de doute, l’émerveillement et l’étonnement sont au rendez-vous. Car chaque proposition sort des sentiers battus et encourage le visiteur à porter un regard neuf sur cet ingrédient pourtant tellement routinier. C’est d’autant plus enrichissant et varié que la plupart témoignent de quêtes de nouveaux débouchés techniques ou économiques, et de préoccupations actuelles bien concrètes comme le développement durable, la sauvegarde du territoire, la re-connexion du monde urbain avec le monde agricole ou encore les rôles de la technologie, des réseaux sociaux et de la communication… Le lait est bel et bien réinventé et se projette vers un avenir très créatif. A tel point que les interprétations qui en sont faites se posent comme un excellent préambule à l’Exposition Universelle dont le thème central est la nourriture de demain. Un itinéraire très contemporain à parcourir en priorité.

(*) 5.5 Designstudio, BETC Design, Sébastian Bergne, Marc Bretillot, Stéphane Bureaux, Eliumstudio, Marti Guixé, François Mangeol, Nodesign, Sismo, ainsi que l’Ecole nationale supérieure d’art et design de Nancy et l’Ecole supérieure d’art et design de Reims.

 

lait bol

Hackathon e-agriculture : du 12 au 14 juin

Hackathon e-agriculture du 12 au 14 juin à La Loupe (28)

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La Wild Code School (Eure-et-Loir) et ses partenaires organisent un hackathon du 12 au 14 juin au Château de La Loupe sur le thème « e-agriculture ». Une belle aventure à vivre au cœur du comice agricole !

Graphistes, développeurs, ingénieurs, makers, webdesigners, medias spécialisés, formateurs, professeurs, passionnés d’agriculture, d’informatique, d’électronique, de technologies, de communication, d’objets connectés, de bidouille… Ou tout simplement curieux et motivés ? Inscrivez-vous !

Il s’agit d’un concours : en 48h, les participants doivent monter un projet en groupe et le présenter à un jury de professionnels. 1er prix attribué : 3 000€ !

Une belle aventure à vivre, de jolies rencontres et un week-end sympa à la campagne !

Parmi les mentors présents : Oussama Amar (co-fondateur de The Family) Hervé Pillaud (l’ageekulteur le plus célèbre de France !), Ouishare, Orange…

Vous avez un projet en agriculture que vous souhaiteriez voir développer ? Proposez-le et venez le soumettre à nos équipes de créatifs !

www.wildkackathon.fr 

Vinexplore, le vin partout en France !

Vinexplore, la nouvelle application gratuite qui vous fait découvrir des vins, partout en France.

logo. Vinexplore

Le vin, ça paraît compliqué. Qui n’a jamais éprouvé un sentiment de confusion devant le linéaire d’une grande surface ? Des centaines de bouteilles vous sont proposées, et vous ne savez pas vraiment ce qu’il y a dedans. Ce vin est-il bon ? Quel est le goût de cette appellation ou de ce cépage ? Est-ce que je dois plutôt acheter cette bouteille avec cette jolie étiquette ? Et si je mets cinq euros de plus, est-ce que le vin sera meilleur ?

Parce que les vins sont tous différents et que la seule manière de les connaître, c’est de les goûter, cette start up a inventé un service qui constitue une petite révolution : vous permettre de goûter des vins partout à proximité, et donc de choisir ceux qui correspondent à votre goût et à votre budget.

Installée sur votre mobile, Vinexplore, vous permet d’être au courant de tous les événements du vin autour de vous, où que vous soyez, et de vous souvenir de tous ceux que vous avez goûtés.

Rencontrez les vignerons. Goûtez des vins gratuitement chez les cavistes ou aux domaines. Réservez des dégustations et des cours d’œnologie. Participez aux fêtes viticoles…

Cette nouvelle application sera indispensable cet été pour découvrir facilement les meilleurs crus, en ville ou à la campagne, partout en France, à télécharger sur Appstore, GooglePlay ou directement depuis www.vinexplore.com

Pointeur sur carte

Fusion des régions : le débat d’arrière-cuisine !

En passant de 22 à 13 régions, les spécialités gastronomiques risquent désormais de se confondre et surtout d’envenimer les débats à table.

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La fusion des régions risque de créer la confusion au niveau des particularismes culinaires. Imaginez que les spécialités de Rhône-Alpes et de l’Auvergne ne fassent plus qu’une. Idem pour celles de la Bourgogne et de la Franche-Comté ; de l’Alsace et de la Lorraine ; du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées… Imaginons ce que donnerait ce nouveau découpage en termes de menus au travers de trois exemples. Surprises garanties !

Rhône-Alpes-Auvergne : Voilà un cas d’école où les antagonismes vont être nombreux. Impossible de trancher entre les symboles de Rhône-Alpes que sont le saucisson brioché, le tablier de sapeur, les quenelles, le gratin dauphinois, la tartiflette, la raclette, la cervelle de canut… et les valeurs sûres d’Auvergne que forment la panoplie de charcuteries, l’aligot, la truffade, le pâté aux pommes de terre, la potée auvergnate, les lentilles vertes du Puy, les tripoux, la soupe aux choux…

Pour les fromages, la tâche devrait se compliquer encore davantage : d’un côté, la fourme de Montbrison, le bleu de Sainte-Foy, le chevrotin des Aravis, l’abondance, l’abbaye de Tamié… et de l’autre le cantal, le salers, le saint-nectaire, le gaperon, la fourme d’Ambert, le bleu d’Auvergne… En ce qui concerne les douceurs, les violons penchent clairement pour Rhône-Alpes avec la pogne de Saint-Genix, la galette de Pérouges, la tarte aux myrtilles, les lunettes de Romans, le gâteau aux noix de Grenoble, le gâteau de Savoie… contre simplement pour l’Auvergne la flognarde (une sorte de clafoutis), le bourriol et le sanciau (deux variantes de la crêpe).

Bourgogne-Franche-Comté : Le seul plat qui reste un emblème des deux régions se baptise la pauchouse : une recette à base de poissons de rivière cuisinée avec une sauce au vin blanc. Mais comment va-t-on s’y prendre pour départager les spécialités bourguignonnes que sont le jambon persillé, les escargots, les œufs en meurette, les cuisses de grenouille, le coq au vin, le bœuf bourguignon… des ancrages franc-comtois que constituent la saucisse de Montbéliard, la saucisse de Morteau, la poularde aux morilles, le poulet au comté…?

À table, le débat risque de vite s’envenimer !

Encore plus quand il sera temps de passer au fromage. Époisses, chaource, brillat-savarin, charolais… contre comté, morbier, mont d’Or, cancoillotte, bleu de Gex… De quoi en faire tout un fromage… Sur les desserts, la température devrait à coup sûr redescendre entre les deux voisins qui possèdent peu d’emblèmes sucrés : le pain d’épices et les nonnettes pour la Bourgogne face à la galette comtoise et au gâteau de ménage pour la Franche-Comté.

Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne : C’est peut-être le plus gros des casse-tête ! Presque un problème insoluble tant les trois régions proches culturellement se différencient au niveau culinaire. L’Alsace peut compter sur la choucroute, le bretzel, l’asperge, le cervelas, le foie gras, la flammekueche, le baeckeoffe. La Lorraine peut se vanter d’avoir le pâté lorrain, la quiche lorraine, la bouchée à la reine, le boudin de Nancy, le cochon de lait de Metz… tandis que la Champagne-Ardenne peut se targuer d’avoir le jambon de Reims, le boudin blanc de Rethel, l’andouillette de Troyes, le pied de porc à Sainte-Menehould…

Au rayon des formages, il y a aussi match avec, côté alsacien, le munster, le géromé, le bibeleskäs…, côté lorrain, le saint-paulin, le carré de l’Est… et, côté champenois, le void, le rocroi, le chaource… Pour ce qui est des desserts, l’Alsace peut s’appuyer sur le kouglof, le streusel, la tarte aux quetsches, le soufflé glacé au marc de Gewurztraminer… La Lorraine a fait sa réputation sur la tarte aux mirabelles, les macarons de Nancy, le chardon lorrain, la lune au chocolat de Lunéville, la bergamote de Nancy…, tandis que la Champagne compte simplement la tarte au sucre ardennaise et le biscuit rose.

Force est de constater que le rapprochement des régions est pour l’instant loin d’être un rapprochement gastronomique tant tout le monde est vigilant sur les appellations !